La maltraitance des enfants a été révélée alors qu’une mère de 50 ans a confiné ses jumeaux de 14 ans, les gardant bébés pendant des années à New York. Dans un appartement apparemment ordinaire duBronx, à New York, un secret inquiétant se révélait tranquillement. Les voisins savaient que quelque chose n’allait pas chez la famille qui vivait là-bas.
La mère,Lissette Soto Domenech, avait toujours aspiré aux enfants. Lorsqu’on l’interrogeait sur la maternité, elle pleurait parfois.
À 50 ans, elle a finalement donné naissance à des jumeaux. Au début, les voisins ont célébré cet heureux événement. Les jumeaux avaient les cheveux dorés et semblaient en bonne santé et adorables. Mais au bout de quelques années, Domenech et ses enfants ont disparu de la vue du public.
La vie cachée des jumeaux

La famille n’a pas bougé, mais a refusé de sortir. Les portes de l’appartement sont restées bien fermées, le père ne sortant que pour faire les courses.
De temps en temps, il discutait avec les voisins, admettant que les enfants ne sortaient jamais. Il a dit qu’il voulait les garder à la maison parce que “le monde est trop fou”.
Des voisins inquiets ont contacté à plusieurs reprises leAdministration de la ville de New York pour les services à l’enfance. Les travailleurs sociaux ont essayé de leur rendre visite à plusieurs reprises, mais ils ont toujours été refoulés. Près d’une décennie s’est écoulée sans que l’on sache peu de choses sur ce qui se passait derrière les portes.
Découverte d’abus
En octobre de l’année dernière, l’agence a reçu une information anonyme et est retournée à l’appartement. Ils ont appelé la police sur place. Domenech a finalement ouvert la porte.
À l’intérieur se trouvaient ses deux garçons. Bien qu’ils aient 14 ans, ils en paraissaient 8. Leurs poids n’étaient que de 23 et 25,5 kilogrammes, soit moins de la moitié de la moyenne de leur âge.
Étonnamment, ils portaient toujours des couches et buvaient au biberon. La scène, décrite par les voisins, ressemblait à un film d’horreur.
L’appartement ne contenait ni jouets ni nourriture adaptés à l’âge. Seuls des articles pour bébés, des biberons et des repas pour nourrissons étaient présents. L’obsession psychologique de Domenech maintenait les enfants piégés dans un état infantile perpétuel.
Des années de négligence

Les enquêteurs ont appris que Domenech confinait ses enfants depuis au moins novembre 2016. Elle ne les avait jamais emmenés chez un médecin. Un enfant a développéautismemais n’a reçu aucun traitement.
En septembre 2017, elle a soumis de faux documents auMinistère de l’Éducation, affirmant que ses enfants étaient scolarisés à la maison. Cela les a privés d’une scolarité adéquate et les a encore plus isolés.
Les voisins ont émis l’hypothèse que le désir extrême de Domenech de garder ses enfants petits la poussait à les garder pour toujours dans cet état infantile.
Conséquences juridiques

Domenech fait désormais face à 13 accusations, dont mise en danger d’enfants, agression et soumission de fausses informations aux écoles. Ses enfants ont été secourus et admis à l’hôpital pour y être soignés.
Son mari, ignorant toute l’étendue de sa responsabilité, est récemment décédé d’un cancer. Des voisins ont révélé qu’avant sa mort, il s’était séparé de Domenech. Elle l’aurait agressé dans le couloir et lui aurait interdit de voir les enfants. Il a dû livrer de la nourriture et a finalement été confronté à la faillite, dormant même dans le hall ou dans sa voiture.
Réaction du public
L’affaire a horrifié le public en ligne. De nombreux commentateurs ont exprimé leur colère et leur impuissance.
L’un d’eux a écrit : « Si nous trouvions cette famille, combien d’enfants supplémentaires pourraient souffrir en silence ? C’est dégoûtant. »
Ce cas, bien qu’extrême, n’est pas isolé. Des incidents similaires sont apparus à l’échelle internationale.
Comparaisons mondiales

En Australie, une étudiante en ballet a été confrontée à des restrictions similaires. Ses parents la traitaient comme une enfant qui avait dépassé son enfance. À 17 ans, elle ne mesurait que 147,5 cm et pesait 27,3 kilogrammes, comparable à une fillette de 9 ans. Sa nutrition était mauvaise et son père a délibérément modifié son âge pour dissimuler les abus.
Aux États-Unis,Gitane Rose Blancharda enduré la vie sous le contrôle de sa mère Dee Dee. Dee Dee souffrait deSyndrome de Munchausen par procuration, fabriquant des maladies pour gagner de la sympathie. Gypsy a été soumise à des traitements inutiles, forcée de paraître plus jeune et on lui a menti sur son âge psychologique. Elle n’a échappé aux abus qu’à l’âge adulte, en prenant des mesures drastiques pour se libérer.
Il y a huit ans, leFamille TurpinL’affaire a révélé un emprisonnement extrême d’enfants. David et Louise Turpin ont enfermé leurs 13 enfants dans des conditions insalubres, limitant la nourriture, l’hygiène et l’éducation. Certains enfants semblaient plusieurs décennies plus jeunes que leur âge réel. Les enfants secourus étaient âgés de 2 à 29 ans et beaucoup étaient incapables de communiquer correctement. Ils sont devenus de véritables « bébés géants ».
Un modèle déchirant
Ces cas révèlent la terrifiante réalité du contrôle parental et des abus. Les enfants, dans leur état le plus vulnérable, sont soumis à des préjudices extrêmes de la part de ceux qui en ont la garde.
L’histoire de Domenech, bien qu’inhabituelle, souligne une préoccupation universelle : combien d’autres enfants souffrent dans l’isolement, leur vie cachée du monde ?