Un cas de garde à vue rare au Royaume-Uni
Ces derniers jours, un conflit très inhabituel concernant la garde des enfants au Royaume-Uni a attiré l’attention. L’affaire concerne une jeune fille, appelée P, dont le père biologique ne peut être identifié par les tests ADN standards.
Sa mère a eu des relations avec deux frères jumeaux identiques au cours de la même semaine. En conséquence, à la naissance de P, il est devenu presque impossible de déterminer son père biologique. Même les tests génétiques modernes ne peuvent fournir une réponse claire.
Finalement, le tribunal a décidé que la garde complète de l’enfant appartiendrait uniquement à sa mère.
Comment la situation s’est déroulée

Vers 2017, les jumeaux sortaient tous les deux avec la même femme sans se connaître. Durant cette période, les deux hommes entretenaient des relations intimes avec elle. Peu de temps après, la femme est tombée enceinte de P.
Lorsque les jumeaux découvrirent la situation, les tensions montèrent rapidement. Le conflit s’est intensifié après qu’un contrôle prénatal de 12 semaines a confirmé la grossesse. Les deux frères prétendaient qu’ils pouvaient être le père, d’autant plus qu’ils avaient tous deux été avec la femme pendant sa période fertile.
Pourquoi les tests ADN ont échoué
La question centrale réside dans la nature devrais jumeaux. Ces jumeaux proviennent d’un seul œuf fécondé qui se divise au début du développement. Pour cette raison, ils partagent un matériel génétique presque identique.
Quand untest ADNa été menée, les deux frères ont obtenu des résultats positifs en tant que pères potentiels. En effet, leurs profils génétiques sont presque impossibles à distinguer.
En 2018, après la naissance de P, le jumeau qui entretenait une relation plus longue avec la mère, appelé A, s’est enregistré comme père. Il a acquis des droits parentaux légaux et les trois ont vécu ensemble en famille.
Un différend renaît

Des années plus tard, la relation entre la mère et A s’est rompue. Alors qu’ils s’apprêtaient à se séparer, la question de la garde refait surface.
À ce stade, l’autre jumeau, B, s’avança. Il a affirmé qu’il pourrait être le père biologique et a demandé un droit de garde. Cela a relancé la question non résolue de la paternité.
En 2024, un tribunal de la famille a tenu une audience d’enquête. Les preuves scientifiques ont confirmé que A et B pouvaient être le père, mais n’ont pas pu déterminer lequel de manière définitive.
Les limites de la science génétique

Même les méthodes avancées commeséquençage du génome entiern’offre aucune solution garantie. De minuscules mutations génétiques peuvent survenir après la division de l’embryon, mais ces différences sont extrêmement rares.
ProfesseurJames Ware, spécialiste en médecine génomique à l’Imperial College de Londres, a expliqué que seule une poignée de mutations peuvent distinguer de vrais jumeaux. En moyenne, il ne peut y avoir que cinq différences de ce type sur des milliards de paires de bases d’ADN.
De plus, ces mutations doivent être présentes dans les cellules reproductrices pour être transmises à un enfant. Même dans ce cas, leur identification reste incertaine et coûteuse.
La décision finale de la Cour

Puisque la science ne pouvait fournir une réponse définitive, le tribunal a dû s’appuyer sur des principes juridiques.
La cour d’appel a décidé de conserver le nom de A sur l’acte de naissance. Cependant, cela lui a également retiré sa responsabilité parentale légale. Le raisonnement était simple. Sans certitude absolue, aucun des deux jumeaux ne pouvait être légalement confirmé comme père.
En conséquence, la garde complète était accordée exclusivement à la mère.
Le tribunal a noté que les progrès scientifiques futurs pourraient éventuellement permettre d’identifier le père biologique. Mais pour l’instant, la vérité reste partagée entre deux possibilités plutôt qu’une.
Ce n’est pas le seul cas

Il ne s’agit pas d’un incident isolé. En 2019, un cas similaire s’est produit au Brésil. Une femme est tombée enceinte après avoir eu des jumeaux identiques. Les tests ADN n’ont pas non plus permis de distinguer le père. Aucun des deux hommes n’ayant accepté sa responsabilité, le tribunal a ordonné aux deux hommes de payer une pension alimentaire pour leurs enfants.
Il y a même eu des affaires pénales touchées par cette limitation. En France, lors d’un conflit de gangs, des jumeaux identiques ont été impliqués dans une bagarre. Les autorités n’ont pas pu déterminer quel jumeau a appuyé sur la gâchette. En conséquence, aucun des deux n’a pu être reconnu coupable de meurtre faute de preuves concluantes.
Regarder vers l’avenir

Des cas comme celui-ci mettent en évidence les limites actuelles de la science génétique. Bien que les tests ADN soient très fiables dans la plupart des situations, les vrais jumeaux restent un défi rare mais important.
Cependant, à mesure que la technologie continue d’évoluer, des méthodes plus précises pourraient émerger. À l’avenir, la science pourrait enfin apporter des réponses claires à des cas qui semblent aujourd’hui impossibles à résoudre.